Martignargues

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histoire

Découvrez le charme discret de Martignargues

Une vie à l’écart dans le calme de la campagne arrosée par la Droude

Niché sur un promontoire qui domine la plaine de la Droude à l’abri des coteaux et des bois, Martignargues est presque caché. En quittant la départementale qui vient de Vézénobres, Martignargues se découvre en haut d’une petite côte, juste après le croisement avec la route de Ners. Ses maisons, aux toits de tuiles rondes, enserrent la petite église romane, récemment restaurée. Vu de loin le village apparaît comme "le petit frère de Vézénobres", selon l’expression employée par les Martignarguais que l’on appelle les Anglais "lous Inglès". Ceci en rapport avec la guerre de Cent Ans ; vraisemblablement, tant il est vrai que le lieu est chargé d‘histoire.

Le village, en effet, fit parler de lui, au temps des guerres de religion. Jean Cavalier, chef camisard, y battit les troupes de Louis XIV. Une stèle commémorative a été érigée en bordure de la route qui serpente entre les vignes et conduit à Saint Etienne de l’Olm.

Toujours est-il que Martignargues qui compte 250 habitants, peut s’enorgueillir d’avoir conservé son aspect d’autrefois et ses nombreuses capitelles dans la campagne environnante. Pas de constructions qui dénaturent le site, mais de vieilles et solides bâtisses rénovées, en pierres calcaires jointées.

Martignargues qui connaissait une activité agricole intense, autrefois, ne compte plus que six à sept viticulteurs qui font du vin de qualité à partir de cépages nobles, comme c’est le cas partout en Gardonnenque. Parmi eux, Roger Paradis qui tient aussi le moulin à huile, et ce de père en fils, en bordure de la Droude.

Ce qui est caractéristique à Martignargues, c’est le calme. Un calme bucolique, même si l’on dénombre parfois, plus d’une centaine de véhicules, chaque jour dans le village.

"On est un peu à l’écart ici, se plaît à souligner le maire, Camille Espérandieu, d’ailleurs, pendant la guerre, nous n’avons jamais eu d’occupants". En effet, on est assez loin de la D 936, l’ancien grand axe Nîmes-Alès.

Jadis, il y avait un seul café, celui de Rosalie Polge, l’épicerie était tenue par Anna Légal et le débit de tabac par M. Reynaud.

A Martignargues, on perpétue les vieilles traditions. Ainsi, depuis des années, le jour du 14 juillet, tout le village se retrouve au bois de l’hôpital (il y avait jadis une léproserie) pour un repas en commun très convivial, à l’ombre des chênes verts. On fait encore ici des figues sèches, comme autrefois, en les faisant sécher sur des claies. C’est la "grise", celle qui permet deux récoltes, une en juillet et une en septembre. Quant à la carthagène qu’on fabrique toujours à la maison, c’est le secret de chaque vigneron. On la sert comme apéritif, ou bien coupée d’eau fraîche pour étancher la soif par les chaudes journées d’été.

Cette eau fraîche que l’on tirait du puits communal dont la margelle surmontée de sa poulie orne, de nos jours, la place de l’église. La placette ombragée par un beau tilleul, est un havre de repos. On y fait la causette, assis sur le banc adossé au mur du sanctuaire, près du porche d’entrée. Nous y avons rencontré Marthe Brun et Raymond Teissier, deux vieux Martignarguais, figures emblématiques du passé du village. La Marthe, comme on l’appelle ici, affectueusement, est dans sa 106e année ! : "il y a quatre-vingts ans que je suis ici. J’ai travaillé toute ma vie. A 85 ans, encore, je vendangeais. Le travail était rude. Pendant la grande guerre, celle de 14, mon mari étant au front, je labourais moi-même avec les chevaux. Il fallait bien continuer à travailler les terres. Au moment de la moisson, moun Diou qué fasié caou, (mon Dieu qu’il faisait chaud) on caouquait (battait le blé) sur l’aire, jusqu’è la nuit. Aujourd’hui la vie est plus facile !" Intarissable, la Marthe, qui connaît bien la recette pour préparer les escargots. Elle n’est pas peu fière d’avoir sauvé, il y a quelques années, une pierre sculptée, tête de chapiteau qui se trouvait alors derrière l’église. Un inconnu la chargeait dans sa voiture ! Marthe intervient avec fermeté pour empêcher ce vol sacrilège.

Raymond Teissier, son cadet, puisqu’il n’a que 88 ans a également beaucoup de choses du passé à raconter. On les écouterait tous deux sans voir passer le temps, tant il est vrai qu’à Martignargues, la vie s’écoule, comme la Droude, tel un long fleuve tranquille.

Source : "le journal des villages cévenols" Roger Roux - 2007

Stèle : les Camisards - Bataille du Devès – 14 mars 1704

Victoire des Camisards commandés par Jean Cavalier sur les troupes du roi Louis XIV sous le commandement du Marquis de la Jonquière. Les troupes de ce dernier se font massacrer mais le Jonquière réussit à s’échapper. Les troupes de Lalande arrivent en renfort sur le champs de bataille où gisent entre 500 et 600 morts et d’innombrables blessés. Mais Cavalier était déjè parti vers Nages et Caveirac. Après 3 jours de recherche Lalande ne le trouva pas. Il n’y eu que 3 hommes tués et 12 blessés parmi les troupes de Cavalier.

La guerre des Camisards dans les Cévennes dura de 1700 à 1705.

La Grande Muraille ou La Muraille de "Cadounqué"

Sa construction se situe entre 1850 et 1900. "Cadounqué" était le nom du propriétaire du terrain. Il trouva le terrain trop pierreux et difficile à cultiver, et entreprit donc avec sa femme et sa mule, de faire ce mur en pierre sèches (3 m de haut sur 1 m de large).

La petit histoire dit aussi que Cadounque, très affecté par le décès de sa femme, l’appelait sans cesse. Il en mourut de chagrin ne laissant qu’un neveu comme unique héritier. Pour son dernier voyage, il attela la mule : "Tira Mouratta, qué djamaï aviès pas fa tan bon viagé". Il fut enterré ou plutôt emmuré civilement entre deux cyprès auprès de Cadouqué et de sa femme. Quelques jours plus tard, le curé du village alla s’y recueillir et dit ces quelques mots en signe d’adieu "Mazoyer, tu n’étais pas des nôtres mais tu étais un brave homme. Dors tranquille, gardaren ta murailla !"

Emplacement d’une maladrerie

Maladrerie : hôpitaux pour lépreux .... bois de l’hôpital (en face la scierie)

Au moyen-âge les combattants de retour des croisades, avaient ramené cette maladie très contagieuse, la lèpre. Elle se répandit en France avec une extrême rapidité. Les religieux et en particuliers les cordeliers, créèrent des hôpitaux pour ces malades, appelés "maladrerie" (appelés plus tard léproserie). Il ne nous en reste plus que ce bois appelé Bois de l’Hôpital.

Pour quelle raison appelle-t-on les habitants de Martignargues, les "anglais" ? Les Anglais occupèrent Martignargues en 1363 (pendant le guerre de cent ans). Quelques uns en firent leur résidence principale.

L’église

De style roman, cette église du 18ème siècle fut reconstruite en 1730 sur les ruines de la première, brûlée le 1er novembre 1702 pendant les guerres de religion.

Les pierres de taille avec lesquelles elle a été édifiée, proviennent de l’ancienne carrière du village (emplacement de l’actuelle salle polyvalente).

De l’extérieur on peut admirer sur la gauche (la sacristie), deux pierres du 9ème et 10ème siècle , représentant une colombe et une fresque qui appartenaient è la première église de même que le chapiteau même époque, sur la droite près de la porte (le pilier se situant derrière l’église, sur la place).

A l’intérieur à gauche à côté de l’harmonium, à droite de l’autel, on aperçoit des pierres romaines, ruines de la première église.

Le cœur est de style roman, la nef a des croisées d’ogives.

Il y aurait une crypte dans le cour, où la dépouille de l’abbé Laroque reposerait (très connu pour les bienfaits de ses plantes médicinales qu’il cultivait dans son jardin, ancien presbytère en contre bas de la place).

Sur la place, derrière l’église, en 1832, lors de la réfection d’un mur, on mit à jour en un long sillon, les ossements de 22 officiers de la troupe royale de Louis XIV massacrés lors de la bataille des camisards, le 14 mars 1704. Les 300 soldats, eux, furent enterrés au Mas Nouguier quartier Couloubrines (pierre commémorative).

L’église a été mise sous la protection de St Martin, un moine guerrier, d’où le nom de Martignargues.

Le temple

Le temple aurait été brulé en 1663. Personne ne peut dire où il se situait. On sait seulement qu’il faut compter 100 pas à partir de l’église !

Les armoiries

sont de gueules, à un pal losangé d’argent et de sable.

Liste des maires successifs

 

Période Identité
1792 1794 François Airal
1794 1800 Alexis Polge
1800 1815 David Gaussen
1815 1816 Jean-Joseph Teissier
1816 1817 Alexis Polge
1817 1830 Jacques Chabanier
1830 1835 Antoine Daudet
1835 1847 Jean-Antoine Nougaret
1847 1854 Joseph Polge
1854 1865 Antoine Brouet
1865 1870 Philippe Thebe
1870 1879 Ernest Brouet
1879 1888 Hippolyte Legal
1888 1893 Albin Chabanier
1893 1898 Pierre Brouet
1898 1900 Pierre Pujol
1900 1912 Pierre Brouet
1912 1915 Onésime Teissier
1915 1919 François Teissier
1919 1929 Marius Brouet
1929 1929 Justin Polge
1929 1944 Marius Brouet
1944 1949 Roger Espérandieu
1949 1977 Albert Almeras
1977 2001 Camille Espérandieu
2001 2001 Roger Sanchez
2001 2014 Alain Reynaud
2014 en cours Jérôme Vic